24 mayo 2006

de Canabaconde à Choco

Réveil à 5h, nous descendons sur les chemins odorants qui bordent les cultures en contrebas de Canabaconde. Entre murets anciens, sentiers d’ânes et conduites d’irrigation en pierre le chemin n’est pas facile à trouver, mais on finit par rejoindre une route sinueuse et au bout de quelques heures de descente dans la poussière on se retrouve au bord du rio Colca.

Sur une partie en construction des ouvriers nous crient de passer : deux charges d’explosifs sautent juste derrière nous ! Merci de prévenir les gars !
On se pose après le pont. Le fait qu’on soit venus seuls interpelle deux péruviens avec ânes et porteurs : Julio et son assistant Juan, géologues chercheurs d’or en plein repérage. Ils travaillent pour une compagnie canadienne sensée posséder toute la vallée. Et les habitants alors ?

On les laisse prendre un peu d’avance sur le sentier pour Choco. Ce dernier est tres aérien, mais il faut avancer : la nuit tombe à 17h30 ! Le village est inaccessible sinon par ce sentier escarpé qui préserve un petit mètre de large entre la paroi et le vide. Parfois creusé dans la roche, parfois soutenu par d'habiles murs de pierres sèches, on ne peut que respecter ceux qui l'ont façonné.
Pour l'arrivée on longe l'épaulement qui donne son assise au village et les derniers pas, à la tombée de la nuit, sont vertigineux. Dans le soir on traverse les paliers de cultures de toutes sortes. La sente, faite au pied, suit un petite conduite de pierres parfaitement assemblées. L'eau est rapide et claire.
Le village, protégé par des formations naturelles, est fait de maisons en adobe aux toits de chaume ou de tôle. Les villageois sont rassemblés sur la place pour converser tranquilles à la tombée de la nuit. Ils nous accueillent chaleureusement et nous indiquent où planter la tente : un peu au dessus du terrain de foot, sur l'herbe d'une terrasse protegée par de grands cactus.
On a une belle vue sur Choco. Nous sommes épuisés après ces 9 heures de marche. Oui, on arrive a Choco latés !
On décide de rester, au moins le lendemain.

1 Comments:

Anonymous Anónimo said...

Raccourcis vers des souvenirs du Désert, et aussi de bambées épiques et vertigineuses , avec des enfants tout-petits, dans les canyons de la Sierra de Guara, derrière El Monte Perdido....
Marco, tu as déjà vu quelque chose qui ressemble à ce que tu traverses!

2:24 a. m.  

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